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Chers amies et amis, 
je me réjouis de vous retrouver lors de ce vernissage aux Galeries Marval à Neuchâtel. 

 

Sauf exception, je vous informe que je serai présente à la galerie, tous les samedi de 11h à 16h et ce durant toute la durée de l'exposition. 


 

Isabelle Breguet

En préambule de cette exposition : Entre Charles-Edouard Jeanneret-gris dit Le Corbusier et moi...

 2015

 

Initialement, tout avait commencé un jour d’avril 2015, lorsque j’ai été désignée au sein du comité d’organisation, responsable de la décoration d’une grande salle pour fêter le 60e anniversaire d’un club service  féminin dont je faisais partie, LE SOROPTIMIST CLUB INTERNATIONAL, ayant pour thème de la journée : Le Corbusier.

Après y avoir mûrement réfléchi, plutôt que de créer une décoration éphémère jetable et de gaspiller inutilement de l’argent , j’ai décidé de joindre l’utile à l’agréable, le concret au rentable et donc, que le décor de la salle partirait avec les gens en fin de soirée…
Aussi, j’ai émis l’idée de revisiter à la peinture acrylique, une vingtaine d’œuvres totales ou partielles de le Corbusier (Émaux, lithographies, fresques, etc…) sur des toiles au format de 40 x 40 cm, en y ajoutant des œufs (un élément fétiche chez moi), les 3 couleurs primaires ( rouge , jaune , bleu ) et mon petit point rouge.

Ces toiles seraient suspendues dans la salle durant toute la soirée, entourant les convives et utilisées ensuite comme lots d’une tombola, dont la totalité de la vente des billets, seraient versées en faveur d’une cause chère au cœur de notre club…

 

 

 

 

Le challenge était plutôt conséquent, car non seulement le délai était court, je n’avais seulement que 60 jours pour créer 20 toiles, mais en plus, le style des œuvres de Le Corbusier était très éloigné de mon propre style pictural; cela étant dit,  j’ai eu de la chance, car j’ai pu bénéficier des visites régulières de l’âme de Charles-Edouard pour m’aider à comprendre ou plutôt, à décortiquer son art et surtout, à peindre « un peu comme lui », mais à un détail près, pour moi, moi, je ne peindrai jamais nue !

On se parlait lui et moi ; enfin, lui de façon très silencieuse et moi, pestant régulièrement à haute voix envers ses couleurs parfois criardes, voire très éloignées de ma propre palette de nuances, et non sans oublier son style cubisme et purisme et du “mariage des contours“, un processus qui consiste à dessiner d’un seul trait le contour de deux objets ou de deux figures féminines.

Puis est arrivée la touche finale, le dernier coup de pinceau, l’ultime sourire pour lui et l’ultime soupire pour moi …

Après 58 jours, j’avais terminé ces 20 toiles, une drôle d’aventure et surtout, j’avais réussi mon challenge et j’étais fière de moi ! La soirée fut magnifique et toutes les toiles sont parties !

Très vite, j’ai eu ce sentiment étrange qu’entre Le Corbusier et moi, quelque chose s’était passé, et que l’on se retrouverait forcément, un jour ou l’autre…
Fin de la saison 1

2022

 

Et si aujourd’hui, 8 ans plus tard, si je vous relate cette incroyable histoire, vous l’aurez compris, oui, centre le Corbusier et moi, la saison 2, c’est maintenant !

 

Avant tout, je dois vous dire que le dimanche matin tôt, quand tout est calme, j’adore aller faire un tour dans mon atelier et prendre un café au milieu de mes toiles ; aucun bruit parasite ne vient perturber l’attention que je prête à mes peinture, en dehors de celui de ma déglutition, quand j’avale par petites gorgées, mon petit noir sans sucre ni crème…

 

Et puis un jour, c’est arrivé…

L’an dernier, un dimanche matin de septembre, beaucoup plus tôt que d’habitude et après être allée me préparer mon café, alors que je m’engage dans le corridor de mon appartement toutes lumières éteintes, j’entrevois un filet de lumière qui s’échappe par-dessous la porte close de mon atelier… Ai-je oublié d’éteindre le veille ?

J’ouvre la porte et …  Quelle n’est pas ma surprise de me retrouver face à Charles-Edouard, à poil devant mon chevalet, un sourire de satisfaction sur son visage… et sur ma toile, des lignes tracées à la craie blanche …

Éberluée, j’ai failli renverser mon café !

 

 

- « Charles-Edouard ?

Mais bon sang, qu’est-ce que tu fais là ?

Et puis, tu es tout nu, quoi ; je sais que tu es naturiste, mais s’il te plait, couvre-toi avec quelque chose lui ai-je dit, en lui lançant  mon chiffon maculé de peinture… »

 

- « Oh ma chère Isabelle, moi aussi je suis bien heureux de te revoir me lance-t ’il avec un sourire radieux ; et tu n’imagines même pas le calvaire que c’est pour nous les créatifs, les artistes, ce que c’est que d’Être dans l’éternité, de planer en rond au-dessus du monde dans une cohue d’anges et d’hirondelles… …
Et pour tout te dire, ça fait 58 ans que je m’ennuie comme un rat mort au paradis; y a rien à construire, rien à peindre, rien à entreprendre, pas le moindre projet, enfin à part ceux du Divin, mais toutes proportions gardées et comme tu le sais, j’ai inventé la mienne, ma proportion divine avec le Modulor… Bref, tu sais, j’ai conservé un si bon souvenir de nos échanges, quand tu avais spirituellement sollicité mon aide pour ton projet à La Chaux-de-Fonds,, dans cette ville si chère à mon cœur, que je me suis dit, tient, j’ai bien envie d’aller guigner chez IB pour y découvrir ce qu’elle peint en ce moment…
Aussi, quand j’ai vu tes fonds de toiles déjà bien avancés, je n’ai pas pu me retenir, la tentation fut trop forte !

J’ai aperçu une craie blanche qui elle aussi, s’ennuyait sur ton guéridon, je l’ai mentalement saisie et je me suis laisser bercer par les souvenirs de mes lithographies en les retraçant sur tes toiles, ajouta-t-il en souriant espièglement avec mon chiffon en lévitation sur son bas ventre… » !

 

J’ai soupiré en levant les yeux au ciel et en hochant la tête, et c’est alors que …je me suis réveillée !

 

Bien évidemment, et vous l’aurez compris, je rêvais… ; cependant, l’idée d’inviter Charles-Edouard sur mes toiles, de m’inspirer des tracés de ses lithographies et de les interpréter avec mes couleurs dans mon univers, ça a vraiment stimulé mon imagination et m’a donné l’envie de me lancer dans cette performance !

Cette année, on vient de fêter les 58 étés de sa mort, ainsi que les 58 automnes de ma naissance  … Heureusement pour moi et cette fois-ci, j’ai eu un peu plus que 58 jours pour créer 20 toiles !

En plus, très vite, Le Corbusier a resurgi dans mes dialogues intérieurs et on a pu recommencer notre improbable collaboration…

Même s’il semble parfois compliqué de comprendre la logique des tracés de ses lithographies, qu’importe, chacun est libre d’interpréter à sa guise ce qu’il a envie d’exprimer.

Aussi, ici dans ma démarche artistique, j’ai été inspirée par l’une de ses citations : 

 

“Ce qui fait l’artiste, voyez-vous, ce sont ces minutes où il se sent plus qu’un homme. “

Le Corbusier

Cela étant dit, avec les âmes qui erraient un peu partout dans l’univers, j’ai eu parfois des surprises avec Charles-Edouard, qui n’a pas pu s’empêcher de se faire accompagner avec d’improbables visiteurs qui s’ennuyaient eux aussi au Paradis, et eux non plus n’ont pas pu s’empêcher de laisser une trace de leur passage sur mes toiles…Saurez-vous les reconnaître ?

Ils furent nombreux à vouloir participer à cette aventure, mais les places étaient limitées !

Aussi, il va sans dire que j’ai dû fixer une limite à Charles-Edouard, car mes compétences picturales à moi n’étaient, elles, pas sans limite !

Nonobstant, je leur ai fait la promesse qu’un jour, une saison 3 proposera une porte ouverte aux artistes qui s’ennuient au Paradis…

C’est exposition est aussi l’occasion de découvrir ou de redécouvrir quelques-unes de ses œuvres au travers de mes toiles, un hommage à ce visionnaire, architecte, urbaniste, designer, peintre et homme de lettres, né Charles-Édouard Jeanneret-Gris le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds, originaire du Locle, plus connu sous le pseudonyme de Le Corbusier (emprunté en 1920 pour écrire dans la revue L'Esprit Nouveau)  Citoyen suisse à l'origine, il a été naturalisé français en 1930 et est décédé le 27 août 1965 , soit 28 jours avant ma naissance

 

2023

 

Entre Le Corbusier et moi…, ce ne seront que 20 toiles d’un projet un peu fou pour une exposition unique et en terres neuchâteloises.

 


"Il s'agit de la réédition des indiennes par François Berger ( première édition chez Eliane Vernay, Genève 1986) ouvrage épuisé.
Pour la première fois, ce court récit, sous forme de poésie en prose, et édité dans un nouveau format est accompagné de 7 magnifiques illustrations couleurs de l'artiste-peintre neuchâteloise Isabelle Breguet".
François Berger 

« L'inspiration, c’est offrir à son âme, la liberté et l’opportunité de nous raconter des histoires incroyables, en nous révélant ce qui nous définit, ce qu’on a sous les yeux en permanence ou ce que l’on possède au fond de son cœur … »   ( Isabelle Breguet )

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“Quand on connaît un être à travers son oeuvre, on a l'impression qu'il vivra éternellement. ” (Anaïs Nin)

 

 

IMPRESSIONS …
Elles sont aussi variables que l’ipséité propre qui les définit…
Tantôt est-ce l’effet produit par quelque chose ou quelqu’un, tantôt est-ce une trace ou l’empreinte d'une marque laissée par notre passage ou par l’action d‘un message …

La vie est notre bien le plus précieux, sans elle, il n’y a pas de rêve ni de but en soi, puisque le possible n’existe pas.
Là où réside la vie, y résident également des âmes, l’inverse n’est pas certain.

L’œuf, c’est une vie en devenir, due au hasard fructueux d’une rencontre avec ou sans amour, dont la propre destinée n’est pas écrite d’avance; elle sera soumise et confrontée à bien des obstacles durant toute son existence.

Là où l’on respire, on inspire et on expire librement. Et c'est sur ce souffle que notre âme danse et joue avec nos rêves…
Là où l’âme sourit, la vie s’épanouit …

Des toiles qui invitent de s’y attarder de loin comme de près; elles sont aussi presque demandeuses d’un contact physique, tant on peut avoir envie de les caresser du bout des doigts ! Quand elles nous parlent, il arrive de les entendre nous raconter une belle histoire...celle qui nous plaira et qui plaira à notre cœur...